Jean BEST, un des derniers charrons
Le travail du charron consiste à construire des charrettes, des carrioles, des chariots, des tombereaux, des fiacres, des carrosses, des diligences mais aussi des brouettes, au siècle dernier tous ces métiers étaient artisanaux et requéraient une grande expérience.

L’atelier du charron était souvent à côté de celui du forgeron car ils étaient complémentaires, surtout pour le cerclage des roues. Souvent le même homme exerçait les deux métiers, c’était le cas pour Jean-BEST.

Jean BEST (décédé en 2014) possédait dans la région du Vernet-la-Varenne, un atelier complet avec tout l’équipement qui lui permettait quand il était en activité jusqu’en 1985, de réaliser l’ensemble d’un véhicule quelle qu’en soit son utilisation finale.

«Tout le travail tournait autour de la roue.»

Historiquement, les premières roues étaient pleines et manquaient d’élasticité surtout lors des chocs sur les routes mal carrossées.

Aussi au fil du temps elles ont été construites à rayons ou à rais beaucoup moins lourdes et plus souples, elles faisaient appel à l’utilisation de 3 essences de bois différentes pour chacune des parties de la roue (moyeu, rayons ou partie externe de la roue, en dernier lieu le charron devait effectuer une pièce en fer forgé qui assurait le cerclage de l’ensemble pour donner toute la rigidité mécanique à sa roue et qui constituait aussi la bande de roulage.

Petit à petit, les véhicules industriels mécaniques ont été généralisés et il a dû se reconvertir dans le travail de la menuiserie conventionnelle.
Dans sa région « l’Auvergne » et plus particulièrement dans la commune du Vernet la Varenne (63580), il était reconnu comme un très bon menuisier, il réalisait même des escaliers, autre activité nécessitant un bon savoir faire.

Comme la plupart des métiers manuels anciens il n’y a plus personne pour assurer la relève, c’est pourquoi, il semble utile de retracer à travers cet article un éclairage très partiel de ce qu’était le métier de charron.

Pendant sa retraite, Jean BEST animait encore jusqu’en 2005 les fêtes locales, en faisant des démonstrations de fabrication de roues ou de scieur de long (autre métier également disparu, tout comme également les sabotiers, un autre métier du bois ancien, photo ci-contre à gauche et les 2 photos ci-dessous en démonstration du métier de scieurs de long)).

Jean BEST, en a perpétué le souvenir, et nous devons l’en remercier ; c’est le but de cet article.

Source : Claude Paulet (revue semestrielle « Le petit Pauletais » de l’association « Agrippa », dépôt légal BNF, ISSN : 2106 6523)
Site de l’association : http://www.agrippa.fr
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